5 critères pour être heureux en couple

By on 04/03/2015

Older Couple Hugging at Beach

Le sentiment d’être deux compagnons

Il y a quelqu’un à mes côtés qui me comprend, que je comprends, avec qui j’aime échanger, avec qui j’aime partager, avec qui j’aime agir. Je ne me sens jamais seul.
Cela suppose un langage commun, une profonde complicité et l’envie de croître, grandir, s’épanouir ensemble, progresser ensemble sur la voie de la maturité, de la plénitude, sans les émotions mesquines et infantiles de l’ego qui viennent corrompre, amenuiser, rapetisser l’existence.
Notre conjoint doit être notre meilleur ami.
L’épouse doit pouvoir jouer pour l’homme tous les rôles qu’une femme peut jouer pour un homme et le mari doit pouvoir jouer pour sa femme tous les rôles qu’un homme peut jouer pour une femme.
Alors, l’homme – ou la femme – se sent comblé et n’éprouve pas la nostalgie de trouver ailleurs ce qui ne lui manque plus.

L’aisance

C’est le fait que les choses soient faciles, aisées.
On se sent parfaitement bien ensemble, on ne souffre pas mais on ne tombe pas pour autant dans la monotonie et la routine.
Pas de drames, pas de tragédie, pas de malentendus : tout se déroule facilement.
Dès qu’on est ensemble, tout se dénoue, tout s’arrange, tout se passe bien.

Deux natures qui ne soient pas trop différentes

L’autre est un autre ; il y aura toujours une différence mais si les natures de chacun sont trop différentes, aucune vie commune ne sera possible et l’amour sera battu en brèche par la réalité.
La fascination amoureuse ignore superbement l’incompatibilité de deux natures.
On croit de bonne foi s’aimer mais il n’y a pas de possibilité d’une véritable entente.
La complémentarité de l’homme et de la femme repose sur la différence mais elle repose aussi sur la possibilité d’association, d’imbrication, de complicité.

Une confiance, une foi complètes en l’autre

Tant qu’il y a peur, il n’y a pas confiance et donc, aucun amour durable, susceptible de croître, de s’épanouir n’est possible.
Nous avons tous, consciemment ou inconsciemment, des blessures de trahison qu’il nous faut dépasser car le mariage ne peut pas être une voie spirituelle vers la sagesse si cette confiance et cette foi n’existent pas.
La jalousie est le poison de l’amour.
Il faut que les partenaires ne soient plus totalement infantiles, aient une certaine compréhension de leurs propres mécanismes et décident d’être plus adultes.

Une forte impulsion spontanée à rendre l’autre heureux

C’est moins simple que cela en a l’air et exige aussi une approche adulte du couple. Trouver son bonheur dans le bonheur de l’autre, c’est apprendre à donner à l’autre ce qui lui est nécessaire, ce qu’il attend pour être heureux.
Si vous donnez mais que l’autre n’a pas reçu, c’est comme si vous n’aviez pas donné.
Donner, ce n’est pas donner ce que nous avons envie de donner au partenaire tel que nous voulons qu’il soit mais au partenaire tel qu’il est et tel que nous avons à apprendre à le voir, à le comprendre, à le ressentir.
Cette envie de rendre l’autre heureux ne se fabrique pas artificiellement, elle est là ou elle n’est pas là.

Un être a besoin de respirer à chaque minute et il a besoin de respirer l’amour tous les jours.

Si ces cinq critères sont réunis, tous les autres en découlent, y compris l’entente sexuelle.

Il existe deux types d’attraction sexuelle :

– l’attraction sexuelle immédiate, de surface, fondée sur les attributs érotiques purement physiques et qui ne conduira jamais qu’à une sexualité limitée.

– une autre attraction qui ne cessera de grandir et qui peut conduire à des sommets de vie érotique, qui est basée justement sur la satisfaction des cinq critères cités ci-dessus.

Cette attirance vient de la profondeur de l’être et non plus seulement de la fascination de surface. Elle conduira aisément à la fidélité.

Sauf rares exceptions, un couple durable ne peut unir que deux être humains suffisamment adultes.

Arnaud Desjardins
Pour une vie réussie, un amour réussi

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