La peur de sortir d’une relation non satisfaisante

By on 05/02/2010
Cette semaine, je traite d’une question qui devrait en intéresser plusieurs: Pourquoi les femmes
demeurent-elles dans une relation de couple qui n’est plus satisfaisante, voir même destructrice, beaucoup trop longtemps?



Quoique posée par une de mes lectrices, ma pratique de
thérapeute m’a démontré trop souvent que les hommes aussi sont affectés par la même tolérance à outrance.

Je débuterai ma réponse en vous disant que nous, les humains, vivons tous la réalité d’être gérés par un système d’organes visibles (corps, coeur, cerveau, etc.) ainsi que d’un système encore
invisible à la technologie actuelle (circuit de pensées et d’énergies diverses, mémoires cellulaires archaïques, passées et présentes).

Je suis convaincue que la physique quantique nous en mettra plein la vue d’ici la prochaine décennie et leurs découvertes seront peut-être aussi éberluantes à nos yeux dits évolués, que le
premier homme du Moyen Age qui a osé énoncer que la terre était ronde.

Ceci dit, les humains se connaissent différemment d’il y a 5 siècles, mais si peu… si peu… en comparaison de ce que nous découvrirons dans le prochain siècle.

Les découvertes relativement récentes de l’existence de ce fameux calendrier Maya (se
terminant entre 2011 et 2012) nous démontrent que nous avons déjà été profondément plus évolués et avancés dans de nombreuses sphères.

Nous pouvons extrapoler que cette perte de nos connaissances est le résultat d’un cataclysme planétaire qui a presque tout détruit.

Les recherches en bio généalogie (pour n’en citer qu’une) nous démontrent que nous avons tous une mémoire cellulaire qui date de la nuit des temps et justement, parce qu’elle est cellulaire et
donc invisible, mon hypothèse est qu’elle prend le même chemin que la production des cellules, telle que nous la connaissons aujourd’hui. Ces cellules sont d’abord une forme d’énergie (invisible
à l’oeil nu) pour ensuite se développer à devenir plus visibles et ensuite former un tout qui devient une plante, une fleur, un bébé, etc…

La suite logique est que cette cellule (invisible) se transforme à devenir son programme, soit sa vérité, i.e. un humain, une plante, une roche, une expérience de vie, etc. donc visible.

Bon, un petit détour important souhaitant que vous compreniez que les émotions (invisibles) se reproduisent et deviennent un résultat du programme résultant de cette mémoire cellulaire d’origine,
et comme notre cerveau est un sol fertile, la mémoire cellulaire le prend comme un jardin qui ne fait aucune différence quelle graine on y plante. Que vous plantiez une graine qui deviendra une
plante à poison ou une rose, le sol fera en sorte de produire sans discrimination. Cela fait partie de sa vérité pure.

Lorsque nous examinons l’humain, nous ne savons même pas si nous en savons 20, 40, 70, ou 90% de son fonctionnement.

Lorsque les physiciens quantiques peuvent, avec leur appareil, mesurer des énergies émanant d’un humain, ils peuvent les mesurer jusqu’à huit pieds de distance de la personne. Lorsqu’on leur
demande pourquoi huit pieds, ils nous répondent que leur machine est limitée à mesurer jusqu’à huit pieds. Cela signifie qu’un jour, nous pourrions mesurer la pensée, l’énergie de quelqu’un à
n’importe quelle distance. Voyez-vous l’analogie?

Ah, quel détour afin de répondre à ma lectrice!

Revenons à nos moutons.

L’humain est fondamentalement programmé: (d’ailleurs, tout l’est.)
– dans sa mémoire cellulaire (invisible venant du père et de la mère et des ancêtres) même d’avant sa conception;
– de  par son éducation (consciente et inconsciente)
– de par tous les stimuli qui l’entourent depuis même avant sa conception;
– de par les expériences conscientes et inconscientes, souvenues ou refoulées depuis qu’il a connaissance d’exister comme enfant de parents (présents ou absents);

Bref, nous sommes tous une éponge jusqu’au moment ou nous nous éveillons à comprendre que si nous ne changeons pas les programmes qui nous font fonctionner à notre détriment, nous allons
continuer de souffrir.

Finalement, notre cher vieux cerveau!

Des fois je crois que son programme de base chez plusieurs d’entre nous est:

« Peur de vivre, peur de mourir ! »


En d’autres mots, nous vivons entre l’écorce et l’arbre. Pas drôle du tout.

Lorsque les humains sont dans une situation pénible, quel que soit son degré d’inconfort, ils vivent le résultat de leur programme, que ce programme soit conscient ou inconscient, le résultat en
est proportionnel.

Le programme de base chez l’humain est que nous avons peur de mourir. Et, jusqu’à ce qu’il soit conscientisé, guéri, reprogrammé, cette peur entraînera la personne à répondre à la situation
pénible en conséquence de sa peur de base. Puisque c’est par la peur intrinsèque qui est présente dans notre vieux cerveau qui ne veut que nous faire survivre, il est normal que nous réagissions
spontanément à fuir ou à rester. Si votre peur de fuir est plus grande que votre peur d’y rester, alors vous récolterez le résultat en accord avec cette peur.

Jusqu’à ce que cette peur ne soit pas raffinée, socialisée, apprivoisée, en bref, elle nous gère jusqu’à ce que nous apprenions à la maîtriser.

•    Si je fuis, je brise mon rêve de base et me dois de prendre conscience que ce rêve ne se réalisera jamais;
•    Si je fuis, je fais face à l’inconnu;
… et j’espère que vous savez tous que l’inconnu est ce qu’il y a de plus difficile pour tant de personnes à faire face;
•    Si je fuis, j’aurai l’odieux d’être la méchante;
•    Si je fuis, je ne retrouverai peut-être jamais au moins les quelques bons côtés ou aspects de cette relation;
•    Si je fuis, c’est donc une preuve d’échec. Tant et aussi longtemps qu’il n’y a pas rupture, la possibilité de découvrir meilleur est encore sur la tablette et peut être
contemplée.
•    Si je fuis, je rejette;
•    Si je fuis, c’est parce que je suis rejetée;
•    Si je fuis, c’est parce que j’ai peur de ne pas savoir comment être seule et je risque d’en mourir;
•    Si je fuis, etc…

Et:

•    Si je reste, je n’ai pas à faire face à la solitude;
•    Si je reste, au moins, je connais comment cela se passe et c’est plus facile que de faire face à l’inconnu;
•    Si je reste, ou fuis… (allez-y, finissez la phrase…)

Je pourrais continuer ad nauseam…

Chaque humain peut remplir cette dernière phrase avec une facette de son programme intime.

Et au dessus de tout cela, souvenez-vous que nous sommes toujours attirés, consciemment ou inconsciemment, par ce que nous reconnaissons ou qui ressemble à notre passé.

Qu’allez-vous faire à propos de vos programmes? Fuir ou rester?

Je vous souhaite que cette courte lecture aura servi à illuminer votre quotidien et si vous saviez déjà tout ceci, quelle partie de votre programme désirez-vous continuer de guérir?

Je vous souhaite tous des bénédictions quotidiennes.

Chaleureusement vôtre

Pauline Houle 
Thérapeute – Auteure

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3 Comments

  1. babou

    05/02/2010 at 12:29

    J’ai vécu une relation de ce type durant 22 ans, je n’osais pas quitter mon époux parce qu’il m’avait aidé financièrement au début de notre relation, je me sentais redevable mais il n’y avait plus
    d’amour, du moins pour moi. Quand mon Papa est décédé subitement, après 7 ans de chambre à part, ce fût le déclic, je suis partie; mon époux était alcoolique, il est décédé 2 ans plus tard, et je
    m’en veux encore, mais je l’ai accompagné jusqu’au dernier souffle, mais le médecin me dit que cela n’aurait rien changé si j’étais resté, il aurait ccontinué de boire. J’ai rencontré un homme plus
    jeune que moi, nous sommes ensemble depuis 9 ans, il a 10 aans de moins que moi, mais j’ai enfin découvert la vie et tous ses bonheurs. J’ai 49 ans. Bien à vous. Babou

  2. Vladyk

    06/02/2010 at 4:40

    Chacun sa philosophie de vie et ses mots, moi j’utilise plus:

    – Quitter car je me respecte et ne me sens plus bien…
    OU
    – Endurer car cela me convient encore, un tant soit peu…

    Je suis de plus en plus de la première réponse, si je ne suis plus bien, NIET ! Je ne restes pas, je vaux mieux que cela; pour moi choisir pour son bonheur et non rester par crainte de la solitude
    ou toute autre raison, s’appelle s’aimer, s’apprécier à sa juste valeur et se faire confiance !

    Encore là, c’est mon point de vue, je ne juges pas les autres, d’ailleurs qui peut le faire en restant totalement objectif ! ?

    P.S. Je viens de découvrir votre blog, il va avoir une place de choix dans mon lecteur rss 🙂

  3. philippe

    13/02/2010 at 1:11

    j’apprécie le « peur de vivre et peur de mourrir »
    C’est vrai que la vie, nous ne la connaissons pas, elle est incertaine, tant notre futur est incotrolé… parfois, mais des personnes arrivent à accomplir leurs rêves avec l’espoir que la vie est
    très belle. La souffrance nous apprend aussi à apprécier les meilleurs moments. Il ne faut pas que la vie soit faite que de souffrances