Méditation – Célébrez la Souffrance

By on 01/09/2014

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La méthode

Lorsque je dis: ‘apprécier la’, je ne veux pas dire: ‘devenez un masochiste’. Je ne parle pas de créer de la souffrance pour vous et d’en jouir. Je ne veux pas dire: ‘jetez-vous de la falaise, faites-vous quelques fractures et jouissez-en, non’.

Je ne dis pas: ‘soyez masochiste’, je dis simplement: ‘la souffrance est là, inutile de la rechercher’. Il y a déjà suffisamment de souffrance, il n’est pas nécessaire de la rechercher. La souffrance est déjà là. La vie par sa nature même crée de la souffrance. La maladie est là, la mort est là, le corps est là, par leur nature même, la souffrance est créée. Voyez-cela, regardez-cela d’un œil sans passion. Regardez ce que c’est, ce qui se passe. Ne fuyiez pas.

Immédiatement le mental dit: ‘Échappe-toi d’ici, ne regarde pas cela.’ Mais si vous fuyez, alors vous ne pouvez pas être heureux.

Quand: La prochaine fois que vous tombez malade et que le docteur recommande que vous gardiez le lit.

La Première Étape: Observez

Fermez vos yeux, reposez-vous sur le lit et regardez simplement la maladie. Observez-la, regardez ce qu’elle est. N’essayez pas de l’analyser, n’entrez pas dans des théories, regardez la simplement, regardez ce qu’elle est. Tout le corps est fatigué, fiévreux, observez-le. Soudain, vous sentirez que vous êtes entouré de fièvre, mais qu’il y a un point très frais à l’intérieur de vous, la fièvre ne peut pas le toucher, ne peut pas l’influencer. Le corps tout entier peut être brûlant, mais ce point frais ne peut pas être touché.

Ainsi alors que vous êtes allongé sur votre lit, fiévreux, en feu, le corps entièrement brûlant, observez-le simplement. Par l’observation, vous allez reculer jusque vers la source. En observant, en ne faisant rien… Que pouvez-vous faire ? La fièvre est là, vous devez la traverser, il est inutile de la combattre. Vous vous reposez et si vous luttez contre la fièvre, vous deviendrez plus fiévreux encore, c’est tout. Donc, observez-la.

Pendant que vous observez la fièvre, vous vous rafraîchissez; en observant encore plus, vous vous rafraîchissez encore davantage. Rien que par l’observation, vous parvenez à un pic, un pic si frais, que même les Himalayas se sentiront jaloux, même leurs pics ne sont pas aussi frais. C’est le Gourishankar, l’Everest intérieur. Et lorsque vous sentez que la fièvre a disparue… elle n’a jamais vraiment été là, elle était seulement dans le corps, loin, très, très loin.

Un espace infini existe entre vous et votre corps; un espace infini, je vous le dis. Il existe un vide qui ne peut pas être comblé entre vous et votre corps. Et toute la souffrance existe à la périphérie. Les Hindous disent que c’est un rêve parce que la distance est si vaste, si difficile à combler. C’est tout comme un rêve qui se passe quelque part ailleurs, qui ne vous arrive pas à vous, qui se passe dans un autre monde, sur une autre planète.

Deuxième Étape: Constatez

Lorsque vous observez la souffrance, soudain vous n’êtes plus celui qui souffre et vous commencez à apprécier. Au travers de la souffrance, vous prenez conscience du pôle opposé, de l’être intérieur plein de joie. Aussi lorsque je vous dis, appréciez, je vous dis: ‘observez, retournez à la source, centrez-vous. Alors, soudain, il n’y a pas d’agonie, seule l’extase existe’.

Ceux qui restent sur la périphérie vivent dans l’agonie. Pour eux, il n’y a pas d’extase. Pour ceux qui sont parvenus à leur centre, aucune agonie n’existe. Pour eux, seule l’extase existe.

Lorsque je dis de briser la coupe, je parle de briser la périphérie. Lorsque je dis soyez totalement vide, je parle du retour à la source originelle, parce que c’est à travers la vacuité que nous sommes nés et nous retournons à la vacuité. Vacuité est le mot, qu’il est préférable d’utiliser, plutôt que celui de: Dieu, parce qu’avec le mot Dieu nous commençons à penser qu’il y a une personne. C’est pourquoi Bouddha n’a jamais utilisé le mot ‘Dieu’, il utilisait toujours le mot shunyata, la vacuité, le rien.

Au centre, vous êtes un non-être, un rien, juste un espace vaste, éternellement frais, silencieux, heureux.

Aussi lorsque je vous dis «appréciez», je veux dire «observez» et vous apprécierez.

Lorsque je vous dis, appréciez, je veux dire «ne fuyez pas».

Osho, Extrait de: A Bird on the Wing
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2 Comments

  1. ELIE

    02/09/2014 at 1:04

    Bonjour,
    Vous donnez l’exemple dans votre article, d’une fièvre pour nous faire comprendre comment aborder et gérer la souffrance.
    Moi, je suis atteinte de Fibromyalgie, une maladie orpheline auto immune….je vous assure que je pratique régulièrement de la gymnastique douce, de la respiration, de la relaxation, de la méditation et une thérapie pour « accueillir la souffrance » et la gérer.
    Depuis 4 ans, je mets tout en oeuvre pour ne pas fuir…mais souvent, la souffrance permanente est intolérable…
    Comment peut-on s’y prendre pour gérer une maladie grave qui vous fait souffrir en permanence dans votre corps….tous les muscles et les os ne sont que souffrance……????
    Merci si vous avez de précieux conseils à me suggérer.
    Douce soirée ou bonne journée
    Claudine ELIE

    • Dominique

      04/09/2014 at 1:59

      Chère Claudine, il y a dans ce blog des témoignages de guérison de personnes qui avaient la fibromyalgie. Je vous invite à aller dans cette catégorie http://chemindevie.net/category/santetbientre/fibromyalgie/ pour les lire et j’espère qu’ils vous donneront non seulement du courage mais des outils pour guérir. Bonne santé !