Fibromyalgie : « Je vis sans douleurs depuis 10 ans »

Denise Bastien ne pensait pas pouvoir se débarrasser un jour des douleurs diffuses qu’elle ressentait depuis toute jeune. Aujourd’hui en paix avec elle-même, elle est outillée pour affronter la vie et profiter de tous ses petits plaisirs quotidiens.

j0409742_resize.jpgOriginaire de Montréal, Denise Bastien est la plus jeune d’une famille de cinq enfants. Sa mère meurt alors qu’elle n’est âgée de 10 mois et son père place alors ses enfants dans différentes familles d’accueil. « La première famille dans laquelle j’ai vécu était pauvre », explique Mme Bastien. En vieillissant, elle comprend l’importance de se trouver un emploi et elle suit un cours de deux ans pour devenir infirmière auxiliaire. Dès sa sortie de l’école en 1975, elle trouve un emploi.

D’aussi loin qu’elle se souvienne, elle a toujours ressenti des douleurs diffuses à travers tout le corps. Un inconfort qui s’est accentué avec le temps, l’empêchant de dormir et de faire des activités quotidiennes. « Comme je disais à l’époque, il faut que je grouille sinon je rouille !  Je ne pouvais pas faire une heure de voiture, dormir deux heures, prendre mon fils dans mes bras lorsqu’il était bébé… Je disais à mon médecin depuis des années que j’avais mal partout, mais il ne trouvait rien » se souvient Mme Bastien.

Puis en 2003, elle perd connaissance, chez elle. Une de ses amies insiste et la conduit à l’urgence pour enfin trouver ce qui ne va pas. « J’y ai rencontre une femme médecin qui m’a dit : « Ce n’est pas parce que l’on n’a pas trouvé que vous n’avez rien! » Et après plusieurs tests, ils m’ont diagnostiquée fibromyalgique », ajoute Denise. Une fois le diagnostic tombé, elle se renseigne sur la maladie, les symptômes, les remèdes, etc. Elle se souvient s’être rendue à une réunion de l’Association de la fibromyalgie qui l’a profondément marquée. « Je suis entrée là, il y avait des femmes plus jeunes que mois, j’avais alors 46 ans, qui se déplaçaient avec des béquilles, des marchettes, des fauteuils roulantes… Je me souviens avoir dit à mon amie que je voulais m’asseoir en avant pour ne pas avoir à les voir durant la réunion. Quand j’ai entendu les commentaires après la réunion, je suis sortie de là bouleversée. Je ne voulais pas finir invalide. Je me suis alors mise à faire des recherches sur Internet. » Pendant ce temps, le rhumatologue lui avait prescrit des analgésiques et autres médicaments pour soulager la douleur, mais ceux-ci s’avéraient inutiles dans le cas de Denise, les douleurs étant toujours présentes. «  Parce que les médecins ne pouvaient guérir ma maladie, personne d’autre ne pouvait le faire… c’est l’impression que m’a laissée la médecine traditionnelle. »

Elle découvre alors une publicité d’un centre qui offre un traitement pour soigner la fibromyalgie au Québec. Denise réfléchit et décide alors de « soigner sa vie » et elle entreprend le traitement au centre. « J’étais au bout du rouleau, je n’en pouvais plus. Mon mari voyait que je ne dormais plus, que ça n’allait plus. Tout était devenu une corvée. »

Les deux premières semaines passées au centre sont consacrées aux traitements par résonance sonore et permettront à Denise de connaître une forte diminution de ses symptômes de fibromyalgie. Durant les deux dernières semaines, elle apprend à poser ses limites, à faire la paix avec «un bagage de vie, accumulé en cours de route, lourd à porter sans que je m’en rende compte, à remettre beaucoup de chose en question. » Elle qualifie le traitement de « travail de longue haleine pas toujours facile, mais libérateur. » Comme le dit le directeur du Centre « La fibromyalgie n’est pas uniquement un problème physique, ni uniquement un problème psychologique. C’est un problème d’ordre psychophysiologique. Deux dimensions sont donc intimement associées dans la problématique de la fibromyalgie : le corps et l’esprit. »

Après un mois de traitement, les douleurs s’estompent de 70% à 75% pour totalement disparaître par la suite. « Je n’ai plus la fibromyalgie. J’ai appris à travailler sur moi-même, à poser mes limites. Quand je suis fatiguée, je m’arrête, m’accorde un temps de repos et reprends par la suite. J’ai appris à me faire plaisir tout en faisant plaisir aux autres. Ce centre est le plus beau cadeau que je me suis offert de toute ma vie. Aujourd’hui, 10 ans plus tard, je suis bien dans ma peau, je n’ai plus aucune douleurs et je trouve que la vie est belle. Il n’y a pas une journée qui passe sans que j’aie une pensée pour tout le bien qu’ils m’ont fait », conclut Denise Bastien.

Un témoignage du Centre Psycho Physio