La peur de la mort

By on 12 février 2018
Qu’est-ce qui fait que certaines personnes ont tant peur de la mort ?

Une lectrice me faisait part qu’elle avait accompagné son père au passage de sa mort et qu’il était très serein et prêt à y faire face. Elle-même me rapporte qu’elle n’a pas peur de la mort. Je la comprends.

Nous avons tous entendu parler de gens qui nous ont quitté soit très sereinement, soit terrifiés et toute la gamme d’émotions qui se jouent entre ces deux pôles. Il est bien entendu que je ne saurai jamais de manière certaine à quel point ma propre expérience d’avoir perdu mon père alors que j’avais 15 ans a modelé mon futur comparativement à des gens de mon âge (plus d’un demi-siècle) qui ont encore leurs parents.

J’ai tendance à croire que ma blessure n’a pu faire en sorte que de me faire regarder cette réalité en pleine face. Du moins, c’est le choix que je semble avoir pris. J’aurais pu fuir et choisir d’en avoir peur et ainsi développer toutes sortes de subterfuges afin de m’étourdir et ne pas y penser.

C’est malheureusement ce que je constate chez de nombreuses personnes à qui je pose la question de ce qu’ils pensent de la mort. Il n’est peut-être pas anodin que notre population vieillissante est ‘bourrée’ de pilules de toutes sortes; il m’apparaît clair que cette pharmacopée chimique n’a d’autres résultats que de nous étourdir, nous ‘geler’ les émotions, donc gelant ainsi notre peur de la mort et surtout, notre peur de souffrir.

J’ai suivi une formation en Bioanalogie avec Jean Philippe Brébion1 et j’ai grandement apprécié ses dires à l’effet que la mort est toujours en arrière et que nous sommes en constante naissance à ce qui s’en vient. Une réflexion de plus qui m’a aidée à grandir ma paix face à cette fameuse réalité que nous appelons la mort.

J’avais aussi choisi depuis de nombreuses années de la nommer Une naissance à une autre aventure car, qui nous dit que nous ne mourons pas à la précédente ‘phase’ dans laquelle nous baignons avant d’être conçu dans le ventre de nos mères et que cette mort est tout simplement appelée naissance par nous les humains?

Je préfère croire que je naîtrai à autre chose. Je me suis donné la mission de faire la paix avec l’inévitable au lieu de devenir la marionnette d’une croyance qui engendre la peur.

WayneDyer dit que l’antidote de la peur est la confiance.

C’est toute une pratique, je le sais. Cette confiance que nous nous devons de pratiquer fait partie de notre harmonie, notre paix profonde à semer dans notre vie, et d’accepter qu’il y ait une intelligence bien au delà de notre cerveau humain quelque peu limité.

De plus, c’est probable de croire (enfin pour moi) que la mort de mon père m’a ouvert une porte à une introspection que tant de gens ne font que lorsqu’ils perdent leurs parents. La majorité de la population, en général du moins, perd un ou deux parents bien après la quarantaine. J’ai malheureusement ou heureusement juste plus de décennies d’avance à réfléchir à ce sujet de ce qu’est la mort et aussi de ce qu’elle n’est pas. Chose certaine pour moi, il n’est pas nécessaire qu’elle engendre la peur!

Je peux vous partager que, lors du décès de ma mère au début de ma quarantaine, j’ai vécu cette réalité bien différemment du premier décès. J’avais aussi fouillé de nombreuses recherches spirituelles quant à la mort et je me sentais bien différente qu’à l’âge de 15 ans quand j’ai subi ce décès tellement inattendu.

Les hasards (qui ne sont jamais anodins) m’ont amenée très rapidement, après la mort de mon père, à lire des écrits sur la réincarnation, la spiritualité, l’au-delà, la communication avec les esprits, le tout me laissant graduellement de plus en plus en paix.

C’est bien entendu un choix que j’ai fait de me garnir l’esprit de possibilités qui me laissaient en paix, même au grand désespoir de ma mère qui n’y comprenait rien et qui s’accrochait à sa religion fanatique de ciel, de purgatoire et d’enfer.

Je vous rapporte quelques passages d’un livre que je recommande à tous. Je suis heureuse de découvrir des écrits francophones qui font du sens à ceux et celles qui veulent vraiment ouvrir leur coeur et leur âme à l’inconnu, ce cher inconnu qui nous fait tellement peur de manière habituelle.

Je suis en train de lire Une dimension à découvrir, l’au-delà et voici ce que ses guides lui disent en réponse à sa question:

Q. Ma venue sur terre?

R. … Vous aviez si peur de perdre la douceur de votre cocon et que les gens vous fassent mal! Il est vrai que dans vos anciennes vies, vous avez été persécutée, violentée, abusée, séquestrés, décapitée. Chaque fois, c’est parce que vous aviez fait confiance aux autres et non à vous-mêmes. Vous êtes ici, dans cette vie, pour vous réapproprier votre pouvoir, votre destinée, votre volonté de réaliser votre vie… Acceptez que certaines connaissances acquises n’aient pas leur raison d’être et qu’elles doivent laisser leur place à d’autres, qui seront plus utiles à votre cheminement.

Justement, ces fameuses connaissances acquises… celles dont j’ai fait mention dans un autre article, cette mémoire cellulaire ainsi que toute notre éducation héritée depuis la nuit des temps de nos ancêtres… vous avez pour mission de la guérir. On épure et conserve ce qui nous rallie le mieux à notre mission de vie. Le reste, on le composte vers la Mère Terre afin qu’elle épure ces énergies devenues nuisibles.

De la même manière dont vous vous souvenez des bons ou mauvais moments du passé, notre vieux cerveau a cette capacité de nous inciter à la peur,  même si nous avons perdu le souvenir du passé. Nous en restons «pognés» avec le résultat. C’est justement là que nous devons «accepter que certaines connaissances n’aient pas leur raison d’être».

De plus, il m’a été donné de lire France Gauthier, animatrice bien connue, dans un premier livre qui avait pour titre: On ne meurt pas! Je vous le recommande car, si vous n’avez jamais osé investiguer la mort, ce livre  devrait vous aider à démystifier plein de choses.

En plus, dans un sondage très simple auprès des gens de plus de 50 ans, posant la question : si les gens croient à la vie après la vie, on rapporte que 71,5% disent OUI et 28,5% disent NON. (AARP)

Autre réponse intéressante du sondage à l’effet que la peur de la mort est plus grandement liée à l’incertitude de la personne quant à ses croyances religieuses ainsi qu’à sa faible condition financière. Ceux qui croient à l’enfer et qui ont peu de croyances religieuses (j’ajoute: spirituelles) sont plus enclins à avoir peur de la mort.

Finalement, je vous encourage à faire face à vos peurs, même s’il fallait que vous vous laissiez guider à explorer votre passé de par des lectures inspirantes, ou un guide en qui vous pouvez avoir confiance de par la vérité qu’il vous transmet, comme tout à la fois explorer votre futur car nous en avons la connaissance innée; c’est simplement que nous ne sommes certainement pas habitués, éduqués et confortables à l’idée que nous avons en nous des guides bien plus expansifs que nous ne voulons le croire.

Bref, si vous trouvez que je suis trop «flyée», c’est votre choix. Je vous propose de vous poser des questions qui ouvrent sur la vérité, car je vous rappelle que La Vérité vous libérera… mais avant, elle risque de vous choquer!

En terminant, une deuxième question qui a son pesant d’or et que je simplifierai dans ma réponse.

Qu’est-ce qui fait que certaines personnes voient la vie d’une façon plus positive que d’autres?

Je crois la réponse simple mais avec un volet qui pourrait s’expliquer dans une encyclopédie.  Alors que nous sommes éduqués par nos parents à tout un dictionnaire d’agissements, de pensées, de réactions et de croyances, tant limitatives qu’enrichissantes, et jusqu’à temps que nous prenions notre propre vie en main, nous sommes le résultat de tout notre passé. Car en somme, nous sommes comme une terre fertile qui ne fait aucune distinction de ce que l’on y plante. C’est à nous de devenir le bon jardinier.

Si vous voulez explorer les astres, vous verrez aussi tout un éventail de possibilités, mais je vous mets en garde contre l’astrologie qui met des limites aux humains, genre : Vous êtes née sous une mauvaise étoile, alors vous serez malchanceux toute votre vie.

Edgar Cayce, le plus grand médium de son temps, mettait bien en garde que : Les planètes inclinent l’homme mais que ce dernier a toujours le libre arbitre et le pouvoir décisionnel sur sa vie.

Notre réaction à notre propre passé (enfance) et comment nous choisissons de le réorienter fera toute la différence. Un garçon a vu son père battre sa mère, il pourra activer toute la gamme de choix. Il choisit de sortir de cette affreuse atmosphère ou il la copie. Une petite fille voit sa mère dénigrer son père et lui mentir, elle s’en sort ou elle reproduit la même action à peu de chose près. Il en va de même de notre attitude positive ou négative envers tout ce qui nous entoure.

J’adore Jean Philippe Brébion  lorsqu’il dit que nous sommes tous 100% programmés, on y peut rien… et il ajoute que nous sommes tous 100% libres de jouer notre vie dans la lourdeur ou dans la légèreté. A nous de choisir!

Quel sera votre choix?

Vous décidez de croire que la positivité est de la bouillie pour les chats, alors, soyez prêts à récolter de la bouillie pour les chats. Vous décidez d’évoluer, de guérir vos blessures, de grandir, de comprendre, de transcender… de pratiquer la compassion éclairée envers vous-même et les autres, eh bien, vous aurez tout un jardin duquel cueillir les plaisirs de la vie.

Car, en terminant, même nos épreuves peuvent être vues telles des bénédictions qui sont là afin de nous faire grandir et guérir ce qui est nécessaire à chacun d’évoluer.

Chaleureusement vôtre

Pauline Houle 
Thérapeute – Auteure
Montréal, Québec, Canada

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1. Brébion, Jean Philippe. L’Empreinte de naissance
1. Brébion, Jean Philippe. L’Empreinte de l’Âme
3. Gauthier, France. On ne meurt pas. Éd. Coffragants.
4. http://www.aarp.org/research/endoflife/death-dying/afterlife.html

2 Comments

  1. Gaulier Marie-Pierre

    30 décembre 2009 at 4 h 34 min

    En réaction à cette réflexion, j’apporte ma petite pierre personnelle. Il n’y a pas de mauvaise astrologie mais seulement de mauvais astrologues. Un ou une bonne astrologue (la plupart sont
    maintenant diplômés en philosophie, psychologie ou lettres) ne vous dira jamais : « Vous êtes né sous une mauvaise étoile ». Si c’est le cas, fuyez ! Au contraire, une bonne interprétation du thème
    vous ouvre à de multiples voies car le thème est multiple. Il n’y a pas de mauvais thème comme il n’y a pas de mauvaises planètes. Le thème permet de se connaître, d’évaluer ses forces et ses
    faiblesses. Et rien n’est inéluctable ; le transit des planètes lentes sur les planètes du thème natal permet d’évoluer, d’avancer. Il faut juste le savoir et le vouloir !

  2. mutuelle jeune

    30 mai 2013 at 8 h 52 min

    Bonjour,
    Il existe déjà une méthode moins douloureuse pour mourir mais le plus dur est la peur de l’au dela.