La vie, la mort, l’Amour…

J’ai publié avant-hier un petit texte sur l’Amour qui dit ceci : « Les amoureux meurent l’un dans l’autre. Et seulement ceux qui sont prêts à mourir l’un dans l’autre deviennent des amoureux. (…) L’amour ouvre sur la mort intérieure, toujours. L’amour est une porte pour la mort et la mort est une porte pour l’amour. »  OSHO  (le texte complet en cliquant ici)

luc-lightbringer-dominque-jeanneret-mars2013-riv-du-loup0_r.jpgHier soir, j’ai reçu la photo que je vous présente ici, souvenir d’un passage éphémère dans ma vie d’un être qui m’a toujours semblé être un vieux frère que je connaissais si bien et depuis si longtemps même si nous nous sommes connus très peu dans cette vie-ci, Luc Lightbringer. C’était au Symposium de Rivière-du-Loup en mars dernier.

Luc a décidé de choisir l’Amour par la mort et nous a quittés en avril dernier. Je devais aller le rencontrer quelques jours plus tard pour recevoir les messages qui m’attendaient auprès de lui. J’ai alors compris que j’allais recevoir ces messages autrement.

Cette nuit, je me suis réveillée à 2h du matin et j’ai pleuré. Pendant plus de deux heures, des souvenirs et des prises de conscience sont remontés à ma mémoire, sans rapport avec le texte d’Osho ou Luc, à première vue. Des mémoires qui commencent à me permettre de comprendre pourquoi certaines choses coincent dans ma vie. C’est le chemin sur lequel Luc avait accepté de m’aider à avancer en me poussant parfois comme personne ne l’avait jamais fait avant, m’étant toujours débrouillée toute seule, sans guide et sans encouragements sur le chemin sinueux du développement personnel.

La petite fille en moi pleurait son sort, sa solitude… J’ai accueilli, j’ai pleuré, j’ai laissé passer, j’ai laissé mourir ces feelings du passé qui n’ont plus raison d’être aujourd’hui puis je me suis rendormie, alors rassurée et apaisée. A l’intérieur de moi, quelque chose est en train de mourir pour laisser place à de l’amour pour moi, de moi. Il se passe ce qu’on appelle une « petite mort psychologique ». Je meurs à moi-même comme Luc l’a fait, chacun à notre façon, car nous mourons tout au long de notre vie à des moments du passé pour laisser de plus en plus de place à l’Amour…

A 6h30 ce matin, l’ami qui vit chez moi est venu frapper à ma porte et me serrer ensuite dans ses bras pour me dire bonjour. Il ne savait rien de ce que j’avais vécu cette nuit. C’est la première fois qu’il faisait ça.

Quand je me suis levée, je n’étais plus vraiment triste. Juste un peu mélancolique et vulnérable. Les blessures du passé sont en train de cicatriser. Le «travail» est en train de mijoter, de s’intégrer. J’accueille cette «petite mort» pour libérer le passé, pour laisser entrer l’Amour et la Paix. Un nouveau chemin est en train de s’ouvrir.

In Memoriam, Luc, je te souhaite L’Amour et la Paix. Tu seras toujours dans mon coeur et dans celui de centaines de personnes que tu as touchées par ta présence, ton coeur rempli d’amour, de sensibilité, de générosité et… ta tête dure ! ;-o))

Ad Vitam Eternam…

© Dominique Jeanneret – Vous pouvez reproduire ce texte dans votre site ou blog non-commercial à condition de ne rien y changer, de laisser ces dernières lignes et le lien vers ce blog www.chemindevie.net, par respect pour l’auteure, que vous le preniez en entier ou juste un bout. Merci !