Les passages obligés vers le bonheur

Après trois mois au Sri Lanka puis un mois en Europe au printemps dernier, je suis retournée au Québec fin mars. Je suis maintenant à nouveau en Europe depuis trois jours. Je pars au Sri Lanka fin novembre et en Inde début décembre pour y passer quelques semaines de repos…

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Ces derniers cinq mois au Québec ont passé à une grande vitesse. J’ai eu l’impression d’être dans un mixer (blender) à haute vitesse. Brassée comme rarement je l’ai été. Centrifugée jusqu’au plus profond de mes blessures. Je vous en ai partagé un peu dans mes derniers articles Le miroir de sa propre valeur et mes cadeaux d’anniversaire et Sortir de la culpabilité et retrouver paix et confiance.

Après avoir écrit le dernier article, d’autres prises de conscience/réponses se sont pointé le nez, me donnant encore plus de matière à compréhension de certaines de mes attitudes. L’anxiété permanente, celle qui m’étreignait le coeur et les tripes en quasi permanence depuis toute jeune. Celle qui me faisait réagir parfois durement, sèchement, agressivement même sans que je sache pourquoi. Dans cet état, j’étais sur la défensive en permanence. L’attitude-réponse-réflexe face au danger potentiel.

Le danger insidieux

Je me demandais cependant de quel danger j’avais si peur, au point de ne même plus me rendre compte que je vivais avec cette anxiété permanente.

Quand j’étais jeune, mon beau-père ne me tapait pas. Il tapait sur maman. Maman me tapait quand elle était à bout de nerfs mais je sentais que c’était autre chose, ce danger.

C’est alors que je me suis revue en train de faire du patin à roulettes sur le trottoir devant chez moi et passer devant chez mes voisins. A la même adresse, à deux étages différents, résidaient deux Patrick. Un peu plus âgés que moi, ils m’attendaient souvent sur le chemin de l’école, particulièrement à la sortie, sur le chemin du retour. Il me tapochaient, m’ennuyaient, m’humiliaient, m’extorquaient. Je ne savais pas me défendre, j’avais peur.

Ça a duré le temps de mes premières années du primaire, le temps qu’ils passent au secondaire et aillent dans une autre école ailleurs. J’étais victime de taxage-maltraitance mais pas pour de l’argent. Ils savaient que je n’en avais pas. Impuissante, n’ayant pas appris à me défendre, je figeais et me recroquevillais pour éviter la maltraitance avant de partir en courant en espérant qu’ils ne me suivent pas.

Maman était au courant et allait régulièrement se plaindre à leur maman. Ça se calmait quelques temps puis ça recommençait. J’étais leur bouc-émissaire.

Je n’ai jamais compris pourquoi ils me faisaient du mal. Je me sentais faible devant deux gars. Je ne savais que faire pour me faire respecter – je ne savais même pas ce que ça voulait dire. Maman se faisait taper à la maison par son mari et moi par ces deux idiots sur le chemin de l’école. Je ne réagissais pas, figée et impuissante devant la violence, ou parfois en courant très vite pour les semer et en pleurant.

Un jour où j’en ai eu plus qu’assez, j’ai moi-même déchiré une poche de mon manteau. Maman était furieuse. J’ai dit que c’était eux. Elle est partie, en me tenant par la main, chez la maman d’un des deux Patrick. Sa mère a ouvert la porte. Maman s’est plainte. Patrick a crié que ce n’était pas lui, pas cette fois. Maman s’est retournée vers moi et m’a demandé si c’était vrai. Comme je mens très mal et déteste ça, j’ai reconnu que c’était moi tout en me justifiant.

Maman m’a alors donné une magnifique claque sur la joue, devant Patrick et sa mère. L’humiliation totale.

La leçon était claire : si je disais la vérité, j’étais entendue et protégée. Si je mentais, même si j’avais de bonnes raisons, j’étais dévoilée, punie et laissée à moi-même. Je suis repartie dans ma chambre la tête entre les épaules, pleurant et me sentant encore plus délaissée, incapable de me défendre seule.

J’ai alors créé un blindage de plus en plus grand, coupée de mes émotions la plupart du temps sauf quand mon chauderon intérieur était plein. J’explosais alors de belles colères ou de crises de larmes. Au moins, en pleurant, j’avais un peu d’attention.

Sans m’en rendre compte, j’ai vécu dans la peur en permanence depuis toute jeune. Il aura fallu que deux personnes m’expriment des menaces graves, cet été, pour que je me barricade dans la maison pendant deux jours, totalement apeurée, et que je trouve enfin (une partie au moins de) la cause de mes peurs.

Les passages obligés vers le bonheur

Ce n’est que vers l’âge de 26 ans, quand j’ai découvert le Cours en Miracles, que j’ai commencé à voir et à expérimenter que l’amour est plus fort que la peur. Ce que je ressentais au plus profond de moi – que la vie est magnifique et peut être très heureuse – a alors commencé à prendre forme dans ma vie.

J’en ai aujourd’hui 54 et je commence à vivre une vie de plus en plus heureuse depuis deux ans, malgré le rouleau compresseur qui passe de temps en temps pour m’aider à guérir du passé et vivre ainsi mon avenir avec plus de bonheur, comme cet été.

Que s’est-il passé toutes ces années ? Pourquoi tant de moments difficiles là où d’autres ont vécu de belles choses ? Pourquoi certains ont la vie dure alors que d’autres l’ont facile ?

Les astres, le karma, les héritages cellulaires héréditaires… les raisons sont multiples. Il semblerait cependant que ce soit un autre passage de nettoyage karmique que je viens de traverser. Ça a du sens. Je nettoie le passé, le passé du passé du passé, et je coupe des chaines générationnelles. Je vis enfin de plus en plus MA vie, pour MOI, et peux apprécier MON bonheur que je m’offre de plus en plus.

Le retour au pays

Je suis en Suisse pour quelques jours. De retour dans la famille. De retour à ressentir ce lien que je ne connaissais pas et qui me fait du bien, la famille. C’est nouveau pour moi depuis l’an dernier. J’ai toujours pensé que je n’en avais pas, que ce n’était pas pour moi, que c’était pour les autres. C’est le message inconscient que mon beau-père m’avait fait comprendre et intégré.

Je suis touchée et émue, ce matin, en écrivant ces mots. Émue car j’y suis arrivée, enfin… Oui, j’ai une famille que j’aime et qui m’aime.

Je vis une vie quand même beaucoup plus douce depuis quelques années que je ne vivais avant. Les derniers soubresauts et guérisons de cet été ouvrent vers un avenir encore plus heureux.

Pour être d’une bonne aide

Si je ne m’occupais de mes propres chimères et que je ne travaillais pas à les guérir pour être heureuse, pour MOI, je ne pourrais accompagner des gens en consultation et en stages à passer à travers tous les passages par lesquels j’ai moi-même passés. Je suis heureuse du chemin parcouru car je peux ainsi aller toujours plus loin dans l’aide à la guérison des personnes qui viennent me consulter.

Ma mission de vie, depuis toute jeune, est de faire tout ce qui est en mon possible pour rendre la vie des gens plus heureuse, pour qu’ils soient heureux. J’ai vite compris que, si moi je ne fais pas le chemin vers mon bonheur, je ne peux pas aider adéquatement les autres. J’ai donc toujours été la première à foncer dans le tas de briques de mes croyances, blessures et blocages pour en trouver la cause et la déconnecter, pour aller de l’avant plus heureuse et plus légère.

L’âme et la psyché humaines m’ont toujours fascinée et c’est une passion pour moi que de faire en sorte d’aider les autres à être heureux. Une passion qui m’apporte beaucoup.

Je suis toujours tellement heureuse de voir le sourire, la lumière dans les yeux et la légèreté chez les personnes qui quittent mon bureau ou un stage. Au-delà de tout montant d’argent, ça, c’est ma paie et ça n’a pas de prix. Ça me dit que je suis au bon endroit, au bon moment, avec les bonnes personnes. Animer un stage est un des espaces de vie où je suis pleinement heureuse.

C’est donc avec joie que je vous invite, jusqu’à début novembre, à un de mes stages en France ou en Suisse. Tous les détails à ce lien.

Je vous inviterai ensuite à venir me rejoindre au Sri Lanka en février 2017 pour un voyage culturel incluant une semaine en retraite de méditation et yoga en compagnie d’un moine enseignant et d’une amie srilankaise. Je me réjouis déjà de vous faire découvrir ce beau pays !

Avec Amour,

PS : merci de laisser vos commentaires ci-dessous et non sur Facebook, qu’ils restent avec l’article.

Dominique

© Dominique Jeanneret, toute reproduction de ce texte permise, en tout ou partie, dans un espace non-commercial, à condition de ne rien y changer et d’ajouter ma signature ainsi que ces lignes et un lien vers www.chemindevie.net. Merci pour votre collaboration.
Thérapeute en intégration psychocorporelle (PCI)
Accompagnante psycho-spirituelle et énergétique
www.dominiquejeanneret.com, www.omaction.net
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