Temps de recul, temps de repos

 

Depuis quelques semaines, le rouleau compresseur énergétique a continué son travail en nous poussant «à bouttt», comme on dit au Québec ! La
fatigue est présente pour beaucoup d’entre nous avec l’impression de ne plus savoir comment refaire surface ni retrouver de la vitalité. (A ce titre, je vous invite à lire – après celui-ci ;-o))
– l’article de
Dana Mrkich : L’Étrangeté de la Liberté). De mon côté, fatiguée depuis trois semaines sans pour autant ralentir le rythme car débordée de boulot – «Pas l’temps !» -, la vie m’a envoyé trois messages
:


aveo.jpg
 

Premier message : le véhicule physique
La semaine dernière, ma voiture m’a lâchée à 120 000 km. Plus de freins arrière, la courroie allait sauter, pompe à eau, etc. Le premier garagiste m’a annoncé que j’allais devoir débourser la
charmante somme de 1600 $ pour la remettre en état. Au prix de liste, elle vaut à peine ça (c’est une 2004) !

Symboliquement, mon «véhicule» venait de lâcher…

Finalement, avec l’aide d’un ami d’un ami, garagiste adorable, je vais aller chercher mon auto tantôt et elle va me coûter… 800 $ pour le même
travail et les mêmes pièces que le premier garagiste ! De plus, il m’a dit que, une fois ces réparations faites, mon auto était bonne pour un autre 100 000 km ! Ma petite Choupette jaune (photo)
va rester avec moi encore quelques temps !

 

Deuxième message : repos, de recul et compréhension
En fin de semaine dernière, comme je n’avais rien de prévu à l’agenda, mon corps et mon âme ont décidé que je ne travaillais pas, que je prenais du bon temps et que je me reposais. J’ai quand
même travaillé un peu – «C’est pas du travail, c’est du plaisir !» dit mon coeur, «Pis, de toute façon, faut que ça se fasse, môtedit !» de continuer ma raison (ou mon ego) mais j’ai pris du
temps et du recul face à tout ce que je vis ces temps-ci. J’ai écrit beaucoup, regardé la TV, fait des commissions et soupé avec des amis. Simplement, prendre le temps de VIVRE !!! Ça m’a fait un
bien énorme et ça m’a permise de voir que cette fatigue est, en plus de l’excuse des énergies cosmiques actuelles, naturellement psychologique.

Ras-le-bol de me faire vivre des choses qui ne correspondent pas à qui je suis et à mes valeurs, par exemple. Ça vous dit
quelque chose ?!

 

Troisième message : le véhicule corporel
marchette.jpgLe message de l’univers via mon auto n’ayant
manifestement pas été suffisant à me calmer le pompon (pourtant, je n’ai (presque) pas travaillé en fin de semaine ?!),  je me suis fait une double entorse lombaire lundi matin. «Pas drôle,
d’venir vieux ! Ça va me prendre une marchette (photo) !» ai-je écrit en souriant à un ami alors, le corps plié vers l’avant et marchant comme une grand-mère de 92 ans. Je n’ai que 49 ans,
pourtant !!! Il était clair que j’en ai… plein le dos !

Si je continue ainsi sans respecter ces messages, je pourrais tomber en burn-out ou en maladie grave. Comme je n’en ai pas envie du tout, je me
mets au menu : REPOS et priorités à la bonne place, notamment un réenlignement de la relation que j’ai avec certaines personnes avec qui je collabore. La «bonne poire» – eh oui,
j’en suis une, avec une tête de cochon, ça se peut ! – va commencer à poser quelques limites, moins en faire et moins donner donner donner. Je vais aussi simplement prendre du recul face à
certaines situations et gens… et laisser la vie me gâter à mon tour. Je suis due et mûre pour ça ! (Je crois que ça s’appelle SE CHOISIR en psychologie…).


PS 1 : je termine cet article quand le garagiste m’appelle pour me dire qu’il vient me chercher tantôt pour m’emmener chercher mon auto réparée
à son garage. Yeahhh, merci la Vie !

PS 2 : Vous savez ce qui me ferait plaisir ? Je n’osais pas vous le demander mais ça me ferait tellement plaisir que… vous transmettiez ce
bulletin à vos contacts… Mille mercis !

 

Bonne semaine et… n’attendez pas que votre «véhicule» se brise pour vous reposer et prendre le recul nécessaire à votre santé !

 

Dominique Jeanneret
Thérapeute, Québec, Consultations en bureau ou par Skype

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire (en tout ou partie) à condition de ne rien y changer et de laisser
ce dernier paragraphe avec le lien vers www.chemindevie.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

5 commentaires sur “Temps de recul, temps de repos”

  1. Bonjour Dominique !

    Il m’est arrivé presque la même chose !
    Je n’ai pas écouté les tensions que j’avais !
    J’ai eu un traumatisme au pied !
    J’ai quand même continué !
    Depuis quelques semaines, j’avais envie de changer de voiture, la mienne part en déconfiture !Les problèmes n’arrêtent pas.
    et Vendredi, je vais voir un vendeur, j’en essaie une, qui me plait bien et me décide à l’acheter.
    Je rentre et je tombe bien malade !
    Là, j’ai enfin compris que je devais m’écouter, m’occuper de moi !
    Bonne fin de semaine.

  2. Bonjour
    Moi aussi je me sens fatiguée..;envie de reprendre le sport et la marche et mon corps dit : « non », relaxe toi, ce n’est pas le moment
    Des travaux à faire pour la maison, 2 messages de deux artisans différents qui veulent bien me faire l’isolation par l’extérieur mais le message est clair: « il vaut mieux isoler la toiture »…
    Fatigue au travail alors que pas de pb de concentration…je rentre chez moi et fais ce qui me plait!!
    Une seule envie, un seul besoin en cette fin d’hiver : » avoir la paix »!!!!
    Domi

  3. Bonjour Dominique,
    Merci pour ce message qui me rappelle les paroles de mon ancien médecin (d’origine vietnamienne) qui me disait « il faut écouter son corps ». Le moine et philosophe également vietnamien Thich Nhat
    Hanh dit d’arrêter de vivre en pilotage automatique.
    Donc, je m’en vais de ce pas méditer et revenir sur moi.

  4. Bonjour Dominique, bonjour à toutes/tous,
    C’est toujours un plaisir de lire tous les articles que vous mettez sur votre blog. Merci.
    Mon « véhicule » a lâché en 2005 après une rupture sentimentale, plusieurs licenciements, quelques problèmes (signaux d’alarme) de santé. On m’a diagnostiqué la fibromyalgie : bon c’est pas grave, on
    n’en meurt pas mais je peux vous dire que c’est très invalidant. Mobilité réduite. Me voilà donc « coincée » entre mes 4 murs depuis plusieurs années. J’ai toujours travaillé très vite, toujours
    voulu être présente pour tout le monde, aider les autres, … bref je suis sûre que vous me comprenez. Avant de tomber malade, je travaillais comme secrétaire mais les dernières années j’avais
    envie de changer de métier et de faire quelque chose de plus « social », plus en rapport avec « l’être » … J’ai pensé devenir « aide-familiale » (oui, oui, de nouveau aider les autres) et puis « crac » :
    véhicule en panne. Maintenant c’est moi qui ai besoin des aides-familiales ;-), d’accepter de me faire aider, de dépendre des autres, de devenir patiente, d’aller à mon rythme, … J’ai mis
    certaines choses en place mais ce n’est pas fini. La plus grande leçon pour moi : apprendre à m’aimer, à prendre soin de moi, à dire non, … La maladie a bel et bien un sens. Je n’ai pas fais
    attention aux « signaux » d’alarme de mon corps.
    Tout ça pour vous dire, Dominique, et tous ceux/celles qui fonctionnent de la même façon : aimez-vous, prenez d’abord soin de vous (non ce n’est pas une perte de temps ;-))
    Repos, recul, ralentir le rythme.
    Amitiés depuis la Belgique 🙂
    Brigitte G

  5. Merci Dominique… 49 ans, comme toi, et en burn out… arretée depuis presque 2 ans, je ne pouvais plus marcher… J’ai aussi compris à mes dépends, que je n’avais pas fait les bon choix. Ma vie
    est partie en mille morceaux, seule à la maison après y avoir vécu à 7. divorce, rupture de vie avec le départ de la maison de mes enfants;.. plus d’argent… Juste pour dire que j’ai fait de la
    résistance… jusqu’il y a 6 mois, et comme on dit, on remonte la pente… je m’écoute et on je me privilégie maintenant enfin… Je m’aime plus, et j’apprécie plus la vie, car je le choisit, je ne
    la subit plus…

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